La Banquière [projection # 27/03]

Mardi 27 mars 2012 – 20h00 Le Bouillon # projection cinéma
L’Histoire fait son cinéma !
La Banquière (France – 1980 – 2h05)
film de Francis Girod avec avec Romy Schneider, Marie-France Pisier, Claude Brasseur…
GRATUIT pour tous
labanquiere
L’histoire
Emma Eckhert, issue d'un milieu modeste, réussit, dans l'entre-deux-guerres, une fulgurante ascension et se trouve à la tête d'une banque et d'un journal financier spécialisé dans l'épargne populaire. Elle sera victime d'une machination politico-financière…
Projections
Présentation par Jean Garrigues, Professeur d’Histoire contemporaine 
 
Qui est Francis Girod ?
A 8 ans, lorsque ses parents se séparent, Francis Girod part avec sa mère à Bruxelles où, adolescent, il joue la comédie sur les planches et pour la radio. A 18 ans, il quitte la Belgique et s'installe à Paris. Là, il s'inscrit au Cours Simon et suit des cours de journalisme. Il entre dans le monde du septième art comme stagiaire sur Les Culottes rouges d'Alex Joffé en 1962, puis comme assistant de Mocky ou Vadim. Auteur en 1966 d'un Manuel de la pensée yéyé, il produit la même année L'Horizon, le premier film de Jacques Rouffio. Coécrit par son vieux complice Rouffio, Le Trio infernal, premier long métrage réalisé par Francis Girod, sort en salles en 1973. Cette farce corrosive bénéficie de la présence des très populaires Michel Piccoli et Romy Schneider. Celle-ci permettra au cinéaste d'obtenir son plus gros succès en incarnant une scandaleuse Banquière en 1980. Abordant volontiers des sujets de société, Girod évoque la colonisation dans L'Etat sauvage, l'immigration dans Le Grand Frère, avec Gérard Depardieu, qu'il dirigea aussi dans René la Canne et les coulisses du pouvoir dans Le Bon Plaisir. Professeur au Conservatoire dans les années 80, le cinéaste signe en 1984 un film sur les acteurs en herbe (L'Enfance de l'art, fraîchement accueilli à Cannes), offre en 1990 le rôle du charismatique Lacenaire, assassin et poète, à Daniel Auteuil (qu'il retrouvera pour Passage à l'acte) et confie celui d'un jeune travesti à Robinson Stévenin dans Mauvais genres (avec à la clé un César du Meilleur espoir en 2002). Sombres mais non dénués d'ironie, les films de Girod sont souvent truffés de références à l'actualité, à l'image de Terminale ou d'Un ami parfait (2006), un thriller sur la face cachée de l'industrie agro-alimentaire.
L’Histoire fait son cinéma !
Cette projection est programmée dans le cadre des projections commentées proposées par le Département Histoire de l’université d’Orléans, en étroite collaboration avec le Bouillon.
Présentation par Jean Garrigues, professeur d'histoire contemporaine

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